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Il existe plusieurs voyages étudiants, plusieurs types d’enseignements, plusieurs façons d’apprendre différentes qui restent toutes aussi enrichissantes les unes des autres. Nombreux sont les groupes d’élèves souhaitant assouvir leur curiosité ou simplement comprendre certains éléments de la vie qui nous sont parfois mal expliqués ou qui sont encore trop souvent vagues dans notre esprit. L’expérience dominicaine est une façon complète d’apprendre et de prendre conscience de la richesse humaine des peuples autres que nous, nord-américains. Une semaine entière au sein dune culture vivante et débordante de vraies valeurs. Sept jours à vivre des moments intenses parmi des gens chaleureux et comblés de leur propre bonheur. Parmi ces jours qui nous apportent un certain déséquilibre, celui-ci n’est pas malheureux autant qu’il soit choquant, mais il reste enrichissant. Il nous choc, nous trouble, mais c’est une prise de conscience graduelle à la suite de moments intenses qui reste au fond de ce que nous somme tous, de ce que l’on pense, de ce que l’on vit. La pauvreté reste le plus grand des maux et le pire de tous les crimes, mais c’est avec une prise de conscience de chacun d’entre nous que nous arriverons à faire bouger les choses. Soi-disant, après ce voyage organisé par Robert Laurin, vous aurez la chance unique de vivre au fond des choses ce que plusieurs personnes n’arriveront jamais à voir au cours de toute une vie. Osez faire une différence, car celle-ci vous en apprendra beaucoup plus que vous ne le pensez.

Un énorme merci à toute l’équipe 2008 d’avoir participé à ces merveilleux moments.

Andréanne Vallières-

 
 
Cuvée 1994 ... il y a déjà près de 14 ans ,j’ai participé à l’expérience dominicaine comme le temps passe vite. Cette initiation à une réalité et une culture différente à des enjeux développementaux de taille m’a profondément marqué. Du haut de mes 16 ans je me demandais bien mais comment allais-je contribuer à diminuer voir abolir cette injustice sociale ? La question de m’embarquer ou non dans le monde de la coopération internationale ne s’est même pas posé seulement le comment me préoccupais. J’ai donc trouvé mes réponses et je chemine depuis au sein de ce domaine parfois contradictoire mais si passionnant. Comme coopérante volontaire j’ai travaillé au Nicaragua, au Pérou, en Bolivie et au Niger au sein d’initiatives de développement rural et de sécurité alimentaire. J’ai eu l’opportunité de travailler auprès d’organisations non gouvernementales dédiées, solidaires et engagées et j’ai côtoyé des gens extraordinaires sur le terrain chacune de ces personnes m’imprègne d’ailleurs encore de leur force, de leur joie de vivre, de leur résilience et de leurs sourires ! N’hésitez pas à embarquer dans cette belle aventure ! Salutation à la famille dominicaine - Sonia Fournier - Sonia est agente de programme Afrique pour la Croix-Rouge canadienne.

Pour moi, l’expérience dominicaine a définitivement été un point tournant dans ma vie je l’ai vécu à fond, et je continue à la vivre à cent mille à l’heure tous les jours, dans les petits gestes du quotidien. Pour moi cette expérience est loin d’être finie et je sais que je vais encore la vivre et essayer de la transmettre aux futures générations quand j’aurai ton age Robert ! Une chose est sûre, tu n’as pas fini d’entendre parler de moi. 

 

Je te remercie pour tout ce que tu fais ici, mais surtout là-bas.


Antony Fortin

Si j’avais un mot pour qualifier mon expérience en République dominicaine ce serait sans doute « sensibilisation ». En effet, je garde en mémoire une multitude d’images et d’odeurs. Depuis mon retour, je ne suis pas retournée m’impliquer dans un pays du tiers-monde, je n’ai pas accompli de grandes choses, mais j’ai essayé, par mes petits gestes quotidiens, de faire ma part. Ce voyage ne m’a pas changé du tout au tout, mais il m’a fait réfléchir et m’a ouvert les yeux. Non seulement je suis plus consciente de ce qui se passe dans le monde et près de chez moi, mais aussi je me sens concernée et j’ai envie de conscientiser ceux autour de moi, afin que l’on puisse tous ensemble tenter de faire une petite différence.

Amélie Gendron

Ce voyage m’a permis premièrement de quitter l’Amérique du Nord et de commencer à découvrir une autre culture qui m’était totalement étrangère. Je dis bien découvrir parce que le voyage fut bref, mais toutefois intense. Il m’a fait réaliser qu’il y avait des choses bien plus essentielles à la vie que tous ces gadgets électroniques et toute cette richesse qui caractérise la société nord-américaine. J’ai vu des gens vivre avec presque rien, tout de même avoir le sourire aux lèvres et ayant tout de même le désir de nous accueillir à bras ouvert. J’ai appris le vrai sens du mot hospitalité. Cette expérience m’a permis de réaliser que j’étais vraiment privilégié. Maintenant j’ai vraiment un désir de donner à ma communauté qu’elle soit locale, nationale ou internationale. J’ai aussi beaucoup appris sur l’exploitation des plus faibles et pauvre par les pays riches de ce monde. Ce voyage à

changé ma perspective de ma vie pour toujours, même si parfois je suis tenté d’oublier que je suis privilégié, les souvenirs de ce voyage aux premières loges de la pauvreté et de l’exploitation humaine me reviennent constamment.

Reggy B.

Bonjour Robert,

Après avoir passé quelques jours à la maison avec ma famille, je réalise que l’expérience dominicaine fait son chemin. Les jeunes que je rencontre ne sont plus les mêmes. Cette aventure les a changés pour la vie. Même les parents voient une différence. Merci à toute l’équipe pour nous avoir permis de participer à cette aventure, merci d’avoir été là pour nous, de nous avoir accueillis dans leur pays et nous avoir permis d’entrer un peu dans leur réalité. Robert, merci pour toute l’énergie que tu mets dans ce projet. Sache que tes efforts ne sont pas inutiles et qu’ils font leur chemin de retour au Canada. Nous nous reverrons en mars 2009.... c’est certain. La bouche à oreille est déjà en marche et j’ai plusieurs élèves qui ont démontré leur intérêt... c’est bon signe.

Il est difficile de dire en mots ce que nous avons vécu et les mots de gratitude ne sont pas suffisant pour vous dire merci. Sache toutefois que chacun de vous, à votre façon, avez laissé une marque ineffaçable dans nos vies. Merci à Mioced, Gerald, Patricia et Haydee de la part de tout notre groupe.

Frédérique de Launière, enseignante 

ESC Nouvelle-Alliance, Barrie

Facilitatrice, secteur des arts et ens. religieux

 

Expérience dominicaine et après !

Après tant de temps et d’énergie consacrés pour vivre l’expérience dominicaine, voici que tout est déjà presque terminé. Nous sommes de retour depuis presque qu’une semaine et demie et déjà nous avons repris la routine quotidienne. Il nous reste à évaluer, à prendre du recul, conscientiser tout ce qui fut vécu et à faire connaître le projet et ses retombées.Mais qu’est-ce qu’une semaine à vivre avec les dominicains a pu donner comme résultats tangibles ? On peut se poser la question puisqu’il n’y a pas eu d’écoles de construites, il n’y a pas eu de puits creusés ni système de récupération mis en place. Les élèves se sont absentés de leurs cours, ont manqué des examens et accumulé un peu de retard dans les choses à faire. Il y en a tellement…


Il y a tellement de choses à faire, tellement de besoins matériels en République… Certains diront : « Mais qu’avez-vous fait ? »
 

Nous avons tant de solutions pour les problèmes des autres ! Comme nous avons des ambitions ! Mais quels sont leurs désirs, leurs ambitions à eux, où en sont-ils ? Se pourrait-il que nous soyons portés à regarder avec nos lunettes de Nord américain ? Est-il possible de changer cette image de « blanc » pourvoyeur venant au secours des plus démunis en détresse. Expérience dominicaine, c’est donner un revenu supplémentaire à une dizaine de familles accueillant nos élèves, c’est donner du travail à une dizaine de jeunes adultes accompagnateurs, c’est valoriser tout un quartier et c’est surtout donner la chance à une vingtaine de jeunes dominicains de sortir des bidonvilles et des bateys pour étudier à l’université afin de prendre eux‑mêmes leur développement en main. Tout cela sans compter les 2500$ du parrainage universitaire, les cent (100) kilos d’articles scolaires qui serviront à initier une coopérative dans les bateys aidant ainsi les gens à retrouver un peu de leur dignité humaine.Expérience dominicaine, c’est mettre les pauvres et les riches ensembles comme proposés par Mère Térésa. C’est permettre au peuple dominicain de s’instruire et de se prendre en main, c’est permettre à nos jeunes de s’instruire à partir d’un vécu basé sur le voir, le juger et l’agir. C’est développer le souci de l’autre afin de s’investir ultérieurement pour changer les choses. C’est transformer le monde à partir de l’intérieur ; l’intérieur d’un pays et de ses gens où il y a tout à bâtir, à partir de l’intérieur très personnel de chacun des individus participant au projet. Bien sûr, les résultats tangibles et rapides, valeur si chère à notre société, ne sont pas aussi évidents qu’on aimerait. Il faut peut-être écouter davantage, être patient, espérer et avoir foi en l’humanité. Voici ce qu’on peut entendre et constater :« J’étais tellement bien là-bas, on me disait qu’on m’aimait, je revenais dans ma famille et il y avait quelqu’un. On me demandait si j’avais passé une belle journée ». U

ne jeune de chez nous.

 « Je ne peux pas croire que des humains sont traités à la même hauteur que des animaux ». Un jeune de chez nous.

« La chose dont ces enfants ont le plus besoin, c’est d’amour ». Un jeune de 26 ans ayant été élevé dans un orphelinat d’Haïti et faisant du bénévolat à l’orphelinat de San Pedro de Macoris.

« Comment font-ils pour vivre ainsi ? Nous, on en serait jamais capables ». Une jeune de chez-nous.

« Nous on a tout mais eux, ils se connaissent tous sur la rue. Il y a toujours plein de monde, la maison est toujours ouverte ». « Grâce à vous, mes rêves deviennent réalité ». Une jeune étudiante à l’université.

Les Canadiens et les Dominicains se sont rencontrés sur la route de la vie, chacun y a trouvé ses richesses et réalisé ses pauvretés. Rencontre de l’autre, prise de conscience du vécu de l’autre, prise de conscience de ce que nous avons et de ce que nous sommes, voilà un bout du chemin parcouru. Il se poursuivra sans aucun doute pour certains et pour d’autres, il n’aura été qu’un feu de paille. Il appartient à chacun de choisir sa route. Je suis convaincue qu’Expérience dominicaine aura été, pour plusieurs, l’étincelle servant à éveiller à l’engagement dans son propre milieu et…peut-être même ailleurs.  

Expérience dominicaine n’est pas seulement qu’apportée des biens matériels. C’est surtout découvrir et échanger les richesses du cœur dont la fraternité, la solidarité et le partage pour ouvrir sur l’engagement personnel. Merci de votre collaboration et de votre compréhension.

Louise Desaulniers et Carolyn Éthier

Par Yanick Chamberland-Richer, associé lasallien

J’arrive tout bouleversé d’un projet d’une semaine en République dominicaine. J’y ai accompagné, avec le Frère Daniel Morin et la douce Suzanne Major, un groupe pétillant d’énergie de 55 jeunes et professeurs du collège Jean-Eudes de Montréal. 

Le projet, soutenu par de nombreux Lasalliens et personnes de bonne volonté, nous amène à traverser l’envers du décor. En effet, le mode d’abondance et d’aisance que nous connaissons dans le « premier monde » repose malheureusement sur l’exploitation et la marginalisation de la majeure partie du globe. Le projet « expérience dominicaine », fondé par M. Robert Laurin, permet d’ouvrir une fenêtre sur cette réalité oblitérée par notre système économique. 

En fait, grâce au soutien et à l’accueil inconditionnel des Dominicains, les jeunes canadiens peuvent partager le quotidien des familles pauvres, traverser un bidonville et goûter à la canne à sucre d’un bateye où travaillent d’arrache-pied des Haïtiens et des Dominicains. Ils peuvent aussi se sensibiliser au commerce équitable avec des producteurs de cacao, partager la détresse mais aussi l’espoir des élèves du Collège La Salle

 de Santo Domingo et surtout, se laisser transformer par la chaleur du peuple dominicain.

Au retour, on ne peut plus accepter de se laisser mener aveuglément par le « TGV de la vie moderne ». La foi des Dominicains nous amène à nous laisser interpeller par une autre dimension ; leur accueil et leur chaleur humaine rendent écho à l’amitié et la fraternité qui nous lient tous ; leur pauvreté et toutes les situations d’injustice qui persistent en 2007 nous exhortent à nous retrousser les manches, agir constamment de façon éthique et travailler ardemment à la venue d’un monde d’Amour.

Ainsi, nous n’aurons plus à laisser personne dans l’ombre et l’envers du décor brillera de ses milles feux !

Je vous invite à visiter le site

www.tiersmonde.net pour mettre en lumière toutes les possibilités qu’offre l’Expérience Dominicaine et y contribuer à votre tour…

Durant la dernière journée de leur séjour, les participants de l’Expérience Dominicaine complètent une évaluation du projet. L’une des questions comprises dans le questionnaire est la suivante : « Si tu disposais d’une somme de 10 000$, quel(s) projet(s) réaliserais-tu afin de créer un monde meilleur ? » Voici quelques réponses des jeunes.

Gabrielle Dans nos réflexions, on a souvent dit que notre argent ne valait pas grand chose ici, que ce sont les Dominicains aidés d’un bon gouvernement qui ont une chance d’améliorer leur situation. En dehors du gouvernement, je crois que l’Église a beaucoup de pouvoir et c’est avec elle que je m’associerais. Je ne sais toutefois pas sur quelle problématique je me pencherais en premier lieu. Une de mes frustrations est l’ignorance des touristes. Je voudrais qu’ils sachent à quoi ils contribuent en encourageant des non Dominicains sur leur territoire. Avec 10 000$, peut-être qu’on pourrait construire une école ou un hôpital de plus dans les bateyes. Ou bien encourager le monde entier à ouvrir leur yeux, à voir et comprendre le grand déséquilibre de la planète.

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Guillaume Bien que 10 000$ soient suffisants pour payer les études de quelques jeunes ou nourrir un bateyes pour quelque temps, je pense que, dans notre système capitaliste et dans le contexte de la mondialisation, le seul vrai et définitif moyen de sortir les pays du tiers-monde de leur situation est de changer ce système. Le capitalisme est la cause première de la pauvreté en République dominicaine, car l’argent qui y est fait n’y reste pas, mais sert plutôt des intérêts étrangers. Il faudrait que tous les pays pauvres nationalisent leur industrie (tourisme, agro-alimentaire) afin de garder les profits pour les intérêts nationaux et ainsi améliorer la condition de vie des habitants. En attendant l’avènement de cette utopie, les 10 000$ pourraient servir à améliorer la condition de vie dans un bateye ou un bidonville, en utilisant cet argent pour construire ou consolider les réseaux d’eau et d’électricité, et en mettant sur pied des programmes qui permettraient aux personnes les plus pauvres de trouver un travail relativement bien rénuméré.

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Joannie J’irais dans un club de vacances et je donnerais la chance, le privilège aux principaux gérants de club de vivre l’Expérience Dominicaine, comme je l’ai vécue. Peut-être changeront-ils leur façon de fonctionner, de donner le superflus qui se retrouvent à la poubelle à un bidonville. Ainsi, d’autres clubs peut-être équitables apparaîtront sur le marché. Les employés seraient bien traités, des bidonvilles entiers disparaîtraient et les touristes apprécieraient davantage leur voyage, étant donné que le prix serait un peu moins élevé. La différence entre les riches et les pauvres serait moins grande et un équilibre de vie sur la planète s’installerait.

 

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Vanessa J’agrandirais l’école secondaire De La Salle pour accueillir plus de jeunes. Cet agrandissement serait destiné à l’apprentissage de métiers techniques. Il y aurait de plus grandes salles de classes et de meilleures technologies. Bien sûr, ce serait gratuit et l’annexe pourrait accueillir les jeunes adultes.

 

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Yoann Je ne vois rien de mieux que de payer les études d’un élève méritant. De cette façon, je réaliserais son rêve, et c’est un rêve pour moi. Je ne connais pas assez le monde dominicain pour y changer quoi que ce soit, mais je peux me permettre de donner les moyens à d’autres de changer son monde. Je viendrais en personne en République Dominicaine et suivrais les études et le projet de mon protégé. Si je réussis à faire cela un jour, je réaliserais un rêve pour moi et pour mon protégé.


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J’ai participé à l’Expérience Dominicaine il y a presque 2 ans. Cependant, même si le temps se charge de me faire grandir et de me changer, les souvenirs de la République Dominicaine restent intacts, toujours frais, comme une blessure encore à vif. Je repense à mon expérience presque chaque jour et quand je me sens moins bouleversée par les souvenirs de ce que j’y ai vécu, je réécoute le documentaire pour une énième fois, afin de ne jamais me sentir endurcie à la tristesse et au bonheur entremêlés que j’ai expérimentés là-bas. Aujourd’hui, alors que je m’apprête à m’inscrire à l’université, l’Expérience Dominicaine demeure, et de loin, la plus belle expérience que j’ai vécu de toute ma vie. La République Dominicaine et ses habitants m’ont changée à tout jamais. Je suis une meilleure personne, avec les yeux et le cœur ouvert. Merci à Robert Laurin et toute l’équipe Dominicaine de m’avoir fait vivre pareille merveille.

Amitiés, Alexie Miquelon (Collège Jean-Eudes, Montréal, Québec)

La République Dominicaine ? Wow ! Comment penser qu’en une semaine on devient un autre ? J’avais les paupières cousues ensemble par ma société actuelle et l’Expérience Dominicaine me les a grand ouverts. J’en suis bouleversé : d’où vient une telle inégalité ? Je n’en sais rien, mais je crois qu’il n’est plus question de recherche de la cause, il est trop tard pour ça ; le fondateur de l’inégalité est mort et enterré, il est donc plutôt temps de se demander quel serait le remède. Et voilà où l’Expérience Dominicaine nous dépose : dans une quête de remède. On a oublié de prévenir, il faut guérir. Ce n’est pas en enlevant l’or des riches pour le donner aux pauvres qu’on améliorera la situation, on ne fera qu’échanger les rôles. Ce qu’il faut, c’est développer durablement, à long terme et toujours dans l’optique du bien mondial. Car en ce moment, il ne faut pas se le cacher, nous fondons un monde basé sur l’individualisme et le capitalisme sauvage : « Je me fais de l’argent, c’est la fin qui compte, peu importe les moyens ». C’est ce qu’il faut changer et c’est ce que l’Expérience Dominicaine a changé en moi. Maintenant, je me sens comme l’Étranger d’Albert Camus. Je suis quelqu’un qui a vu quelque chose que les autres ne veulent pas ou ne peuvent pas comprendre. J’ai vu l’absurdité de notre société et cette vision m’amène a une révolte. Je dois changer le monde. Camus proposait trois situations qui pouvaient résulter de cette prise de conscience : · Se retirer en ermite pour éviter tout contact avec l’absurdité (ou se suicider… cas extrême). · Oublier et préférer vivre sans y penser. · Tenter de convaincre les autres. Dans ce troisième aspect, cela peut entraîner la découverte d’une nouvelle fraternité entre les « illuminés », et cette fraternité travaillerait à bâtir une société plus près des vrais besoins humains et de l’égalité. Mais en prenant conscience, on devient étranger, marginal, excentrique, on se sent seul et on peut aussi croire que les autres sont nos ennemis. C’est là que la révolte devient importante. En se révoltant, il faut réveiller les autres. On doit, en revenant de la République Dominicaine, faire part de notre expérience, de notre vécu et le partager pour être certain de ne pas être seuls. C’est là où nous en sommes. Nous avons un trésor, nous ne sommes pas égoïstes, nous allons le partager. Écoutez-nous ! Notre richesse est plus grande que pécuniaire ! Elle vient du cœur et, contrairement à toutes les autres richesses, elle ne sert pas à enrichir une personne, mais plutôt tout le monde de la même richesse ! Écoutez-nous et devenez aussi riches que nous. C’est une richesse inépuisable, et cela s’appelle l’amour de son prochain.

 

Philipe Lapointe (Collège Jean-Eudes, Montréal, Québec)


L’expérience en République Dominicaine 2004 a été pour moi la plus belle expérience de ma vie. Puisque j’ai eu l’occasion de faire partie de l’Expérience l’année dernière et que j’avais tellement grandi de cette expérience, j’avais hâte de participer au projet de cette année. J’ai ouvert mes yeux et mes oreilles à de nouvelles expériences. Par contre, je ne peux pas comparer mes deux expériences. Cette année, quelque chose de spécial est arrivé. J’ai appris à ouvrir mon coeur. Je suis tombée en amour avec le pays, le peuple et la culture dominicaine. J’ai appris que les gens pauvres matériellement sont ceux qui connaissent le vrai sens de la vie. Ceux qui ont de l’argent oublient que pour être heureux, il faut aimer les autres. J’ai aussi appris qu’une caresse et un sourire peuvent être les plus beaux cadeaux qu’une personne peut offrir à une autre. Depuis mon arrivée au Canada, j’ai réalisé plusieurs choses autour de moi. Je vois que les gens sont négatifs, j’aperçois les gens égoïstes et ceux qui ont besoin d’être meilleurs que les autres pour se sentir aimés. J’ai aussi remarqué que plusieurs personnes ne sont pas confortables dans leur peau. J’ai décidé de prendre tout le négatif autour de moi et de le changer en positif. Je fais l’effort de sourire à chaque personne que je rencontre. J’ai tellement le coeur gros depuis mon arrivée que j’ai le goût de questionner plusieurs choses dans ma vie. Ceci ne fait que quelques jours depuis mon retour et ce pays me manque terriblement. Je peux dire honnêtement que l’Expérience m’a aidée à vivre les meilleurs moments de ma vie jusqu’à présent. Merci.

 

Kristina Verreault (École secondaire catholique Champlain, Chelmsford, Ontario)


Bonjour Robert, Comme tu le sais sûrement déjà, le voyage a été un succès au point que tous sont prêts à revivre l’expérience, spécialement l’équipe d’adultes qui sont maintenant convaincus de la grandeur du projet. Je suis en train de préparer un résumé de notre séjour que je te ferai parvenir par courriel dès que possible. Je tiens à te dire un gros merci pour ton immense travail et ton dévouement. Sans les bases que tu as mises année après année, il n’y aurait pas eu de beaux projets comme celui-ci. L’expérience a été très enrichissante et m’a permis de faire un ressourcement personnel. J’avais besoin de vivre une telle expérience pour renouer avec mes valeurs fondamentales qui sont souvent étouffées par notre société matérialiste et de consommation à l’excès. Cela m’a fait revivre ma mission de plus de 10 ans en Italie et j’ai vraiment aimé connaître ces gens qui sont si gentils. Cela m’a permis d’expliquer en peu de mots à nos jeunes la différence entre des valeurs si contradictoires, l’être et l’avoir... et je dis en peu de mots, car l’expérience leur a fait vivre la différence fondamentale qui existe entre les deux. Voilà en gros mes premières impressions. Amitié, je te bénis de tout coeur,

 

 

P. Gilles (École secondaire La Citadelle, Cornwall, Ontario)


Mon appréciation du voyage missionnaire République Dominicaine ¡Hola ! ¿Cómo está ? ¡Yo estoy muy bien ! Je me présente : Caroline Gravel, 19 ans, de l’École Secondaire La Citadelle de Cornwall. On m’a demandé d’écrire un petit commentaire sur ma semaine en République Dominicaine. Pour moi, ça se dit en quelques mots : « super », « formidable », « inoubliable », j’ai tout simplement adoré mon expérience ! Si l’on m’aurait offert la chance de rester plus longtemps, voire jusqu’à une année complète, j’aurais accepté sur-le-champ ! Le monde, la culture, notre famille, les amitiés créées là-bas étaient simplement merveilleux ! Tout est différent d’ici, mais on s’y adapte très vite. Contrairement à ce que certains pensent, je crois que les Dominicains ne sont pas pauvres. Matériellement (puisque nous vivons dans un monde matérialiste) ils le sont, mais leur foi, leur culture, leur joie de vivre, leurs valeurs sociales et familiales sont tellement fortes qu’ils ne sont pas pauvres. Au contraire, ils sont riches et nous sommes pauvres. Ils apprécient tellement ce qu’ils ont et n’achètent pas ce dont ils n’ont pas besoin, ce que nous faisons constamment pour nous garder dans la joie… Ils pourraient avoir des raisons d’être malheureux, mais ils se réjouissent de ce qu’ils ont et de leur famille. C’est dans un monde comme celui-là que j’aimerais vivre. D’autant plus que le monde se respecte, ils sont chaleureux et accueillants. Je voudrais simplement remercier tous nos organisateurs et profs (Père Gilles, Mme Charbonneau, Hubert Gauthier, Patrick Lechasseur), les coordonateurs en République Dominicaine (Amado, Mioced, Oscar, Sander, Samuel, et tous les autres), les parents et surtout Robert Laurin. Sans eux, nous n’aurions pu faire ce magnifique voyage ! Merci.

 

 Hasta luego, Carolin(a)e Gravel (École secondaire La Citadelle, Cornwall, Ontario)


J’ai vécu l’Expérience Dominicaine en 1993 lorsque fréquentais l’école secondaire de Hearst. Ce fut une expérience inoubliable pour moi. Robert m’a demandé à plusieurs reprises d’organiser un voyage avec un groupe de jeunes dans la région de Cornwall, mais j’hésitais. Je ne me sentais pas prêt. Enfin, j’ai décidé d’organiser le projet cette année. Je peux vous dire que nous avons traversé plusieurs épreuves et vécu des frustrations. Enfin, le voyage s’est tout de même réalisé car, comme disait Robert, c’est à mon tour de « payer au suivant ». À notre dernière réflexion, j’ai raconté aux jeunes du groupe que j’avais douté du projet à plusieurs reprises et que j’hésitais à partir avec le groupe. Je travaille à temps plein et ce projet demanda beaucoup de travail et d’organisation pour moi. Enfin, mon cadeau aux jeunes est l’expérience qu’ils ont vécue en République Dominicaine. Je regagne confiance dans nos générations de jeunes et mon souhait est qu’ils « payent au suivant » en organisant un projet en République Dominicaine lorsqu’ils seront adultes. J’ai tellement aimé cette expérience que j’y retourne l’an prochain avec un nouveau groupe.

 

Patrick Lechasseur, M.A. (École secondaire La Citadelle, Cornwall, Ontario)


Bonjour M. Laurin, Je suis un ancien de l’Expérience Dominicaine ! J’ai participé au projet au mois de mars 2004 avec l’École secondaire Le Relais. Je ne suis plus au Relais maintenant ; j’étudie le génie civil à l’Université d’Ottawa. Je vous envoie ce courriel simplement pour vous dire que l’expérience a en effet fait une grande différence dans ma vie. Autrement dit, je vous remercie ! C’est ainsi que j’ai décidé de devenir membre de l’organisation Ingénieurs Sans Frontières. Changer le monde ça commence avec nous, n’est-ce pas ?! Encore une fois, merci !! Lâche pas ton travail extraordinaire !

 

Philippe Ménard (École secondaire Le Relais, Alexandria, Ontario)

 

L’ÉVALUATION 2003 – 2004


La dernière journée de l’expérience, les jeunes écrivent leur réflexion. Voici quelques témoignages.

Ce voyage m’a fait découvrir une partie du monde et une partie de moi-même que je ne connaissais pas. En République Dominicaine, les masques tombent, les choses les plus simples prennent tout d’un coup toute leur force. Comment oublier tout ce que j’y ai reçu, les visages rencontrés, les sourires partagés, les amitiés créées, la beauté des paysages, les chants, les danses ? Cette expérience m’a changé, j’ai pris confiance en moi, appris énormément, renforcé mon idée de m’engager pour un monde plus juste. Je sais qu’une petite partie de mon cœur vit maintenant parmi mes amis dominicains. – Anonyme.

Quand j’avais vu la vidéo de l’année précédente et qu’on m’avait dit « il faut vivre l’Expérience Dominicaine, on ne peut pas l’expliquer », je me disais « ça va, il ne faut pas exagérer », mais là, c’est vrai, je l’ai vécu, c’est quelque chose d’incroyable et c’est magnifique, c’est vrai que c’est pas explicable en fait. – Anonyme

C’est vraiment génial, ils ont toujours un sourire quelque part, même dans la détresse, et c’est le petit plus qui fait qu’on est en République Dominicaine et qui fait que, même s’il y a tant de pauvreté matérielle, la République Dominicaine est si riche... – Anonyme

On a tellement vécu de choses ici, c’était tellement profond, tellement fou, oui, c’est inoubliable, ça nous restera à vie je pense, je me dis que c’est vraiment très important de vivre une expérience comme celle-là à notre âge. – Anonyme

Il y a trop de choses. On reçoit trop. C’est trop beau, c’est inimaginable, il y a tout qui est beau ici, le cœur des gens, leur sourires, les paysages, et cela fait une explosion de belles choses. – Anonyme

Je pense que ce voyage est d’une richesse incroyable et qu’il faudra peut-être du temps pour assimiler tout cela. Je pense que le vrai sens du voyage, ce sera de faire passer tout ce que nous avons vécu et de se battre, chacun selon ses moyens, selon sa force, selon sa volonté, car je crois que chacun peut apporter une petite pierre pour la lutte contre les conditions actuelles dans le tiers-monde. – Anonyme

Et lorsque je revois ces enfants courant derrière nous, par dizaines, qui crient de joie à chacun de nos passages, je me dis que jamais plus peut-être je ne vivrai d’expérience aussi importante, aussi influente sur ma vie, car celle-ci était sincère et unique. – Anonyme

 

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