2004 > L’expérience du groupe (français) (English)

 

École secondaire Citadelle

Cornwall, Ontario

510, avenue McConnell, ON K6H 4M1

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Voyage en République Dominicaine

du 13 au 20 mars 2004

École secondaire Catholique Le Relais et La Citadelle 

Samedi le 13 mars 

Les préparatifs de plusieurs mois, spécialement des dernières semaines arrivent à leur terme et nous prévoyons le départ aux petites heures du matin, soit 2 h. Je prépare mes valises la veille et comme il est déjà 23 h 15, je pense à m’étendre, en prenant bien soin de mettre mon réveil pour 0 h 15 afin de célébrer ma messe avant de partir pour l’école et prendre avec moi les jeunes pour aller à l’aéroport d’ Ottawa. La fatigue accumulée des derniers jours a raison sur mes bonnes intentions et je me réveille en sursaut à 2 h 15, réalisant par le fait même que j’étais en retard… je téléphone immédiatement à Lynn pour l’aviser que je m’étais assoupi plus longtemps que je ne le voulais et à 2 h 30, j’étais en route pour rejoindre le groupe sur la 138 qui nous mène sur la 417 vers Ottawa. À 3 h, nous sommes prêts pour nous rendre à l’aéroport et nous arrivons une heure plus tard afin de nous enregistrer pour notre vol en direction de Toronto.

Nous étions un peu anxieux, car un des élèves n’a pas reçu son passeport en temps. Pour aller en République Dominicaine, ce n’est pas obligatoire d’avoir un passeport, mais dans son cas, il ne possédait pas son certificat de naissance, puisqu’il l’avait envoyé pour faire faire son passeport. Il avait son certificat de baptême et son permis de conduire. Nous avons pu l’envoyer au moins jusqu’à Toronto, en espérant que là-bas, on ne nous empêcherait pas l’envol vers notre destination. Pendant que tous les autres avaient un transfert automatique des bagages, nous devions aller prendre ses bagages et les enregistrer de nouveau à Toronto. Je priais et puisque je n’avais pas encore dit ma messe, j’ai promis à la Sainte Vierge une messe en son honneur si tout allait bien. En arrivant au bagage, j’ai eu mon premier signe de l’aide maternelle de la Maman. Une seule valise tournait sur la récupération des bagages et oui c’était celle de Philippe. Nous nous sommes alors dirigés vers l’enregistrement de nouveau et là, après quelques minutes d’attente, nous avons eu une réponse affirmative. Quel soulagement! Nous avons rejoint le reste du groupe et pris les quelques minutes qui nous restaient pour donner un petit coup de fil aux parents de Philippe. Le départ d’Ottawa était à 7 h, mais l’avion avait un petit problème de gel et nous sommes partis une bonne demi-heure plus tard et donc, nous sommes arrivés à Toronto aussi plus tard, tout juste le temps pour être à l’heure pour l’embarquement à Toronto, vers 9 h 20. Le départ était à 10 h.

Après un beau vol, sans aucun problème, nous sommes arrivés vers 3 h 15, heure de la République, soit 2 h 15 chez nous. La chaleur des tropiques nous accueillait et je peux vous assurer que je ne me suis pas ennuyé un seul instant de notre hiver qui ne finit plus…

Après avoir passé les douanes sans encombre, nous avons eu un accueil chaleureux des organisateurs sur place. 5 à 6 membres de l’équipe nous ont accueillis chaleureusement. Pendant le voyage entre l’aéroport de la Romana et la ville de San Pedro de Marcoris, nous avons eu droit à des chants typiquement du pays chantés par Mioced, une des responsables du groupe organisateur.

Dès notre arrivée à la paroisse San Pablo, nous étions attendus par nos familles d’accueil qui venaient tous nous embrasser et par la suite, elles nous ont amenés chez elles, dans leurs petites maisons si chaleureuses que nous en oublions la pauvreté. La première des barrières était sans contredit la langue, puisque nos hôtes parlaient presqu’exclusivement l’espagnol. La première soirée a été un peu longue, mais nous étions bien fatigués, alors le repos ne s’est pas fait attendre.

Pour ma part, j’habitais au presbytère avec deux jeunes prêtres gentils, Padre Pancho et Padre Luis Antonio. J’ai fait brièvement connaissance, mais je dois dire que je n’ai pas eu la chance de parler beaucoup avec eux, car ils sont fort occupés et chacun a 2 paroisses à s’occuper, une paroisse et une desserte. Je dormais donc là, mais je mangeais avec 3 différentes familles, selon les invitations de chacun. Ma résidence principale pour la bouffe était chez Petronila. Après le souper, je me suis joint au groupe des organisateurs et nous avons fait plus ample connaissance en allant dans un petit resto du coin. Après une longue journée… il me restait une demi heure pour célébrer ma messe avant minuit et je me suis exécuté sur-le-champ, voulant remercier la Vierge de son aide et du bon voyage que nous avions fait. Une douche à l’eau froide et dodo. 

Dimanche 14 mars 

Nous avions rendez-vous pour la messe de 9 h à la paroisse San Pablo. J’ai concélébré et dit aussi l’évangile en Français. Après l’homélie, nous avons eu un accueil de la part des paroissiens et le curé m’a invité à dire un petit mot à la foule. Puis, après tout cela il y a eu un renouvellement des promesses de mariage d’un couple… je ne suis pas sûr si ce n’était pas leur 25e anniversaire, mais c’était touchant. La messe fut assez courte environ 1 h 30…

Après la messe, nous prenions nos repas dans nos familles et en après-midi, nous avions notre première visite dans les batey (les batey sont les champs de cannes à sucre où vivent des haïtiens d’origine, dans une extrême pauvreté). Nous nous sommes divisés en 3 groupes et nous sommes allés visiter 3 batey différentes. Pour ce qui regarde mon groupe, nous avons visité les petites maisons (des taudis) qui logeaient jusqu’à 7 à 8 personnes. Dans ces maisons, il n’y avait que l’espace d’un comptoir et un grand lit pour tout le monde. La séparation entre les maisons n’était faite que par un demi-mur et nous pouvions tout entendre de ce que disaient les voisins. Plus loin, travaillaient 3 hommes à charger un wagon de cannes. Il faut 1000 lbs de cannes à sucre pour avoir 100 pesos. Ce qui équivaut à 3.03 $. Mais le travailleur fait 37 pesos par jour, soit 1.12$. C’est un premier choc pour les élèves et nous donnons un peu d’argent à ces pauvres gens. Après, nous nous sommes dirigés vers d’autres résidences de la batey et là jouaient de nombreux enfants qui se sont vite joints à nous, nous prenant par la main et nous suivant partout durant notre visite. Il me maquait de mains pour tenir tous les enfants qui le désiraient.

De retour dans nos familles pour le souper. Après celui-ci, nous avons eu une petite soirée culturelle et une initiation à la danse du pays. Pendant que je me faisais de nouveaux amis en jouant avec les nombreux petits enfants de nos familles, la soirée a été des plus agréables et les jeunes se sont fait des amis, malgré la barrière de la langue. La musique c’est universel et ça unit les personnes. Nous avons même eu droit à un cours accéléré de danse, le meringue. 

Lundi 15 mars 

Dès 8 h, nous étions à l’église pour prendre le départ pour une journée complète dans une autre batey, celle de las Pajas. Après une heure de route, (dans un petit autobus de 25 places environ, et nous étions au moins 30 personnes), dans la campagne et une traversée d’un petit pont qui a fait peur à plus d’un, nous avons rejoint cette nouvelle batey. L’accueil est dès plus chaleureux. Même notre drapeau canadien y est à l’honneur. Nous allons d’abord à l’école où de nombreux enfants nous chantent des chansons. Après, c’est une tournée du village et là encore, nous voyons des gens dans la misère, mais ce qui nous frappe, c’est le sourire qui est sur tous les visages, malgré leur misère. Partout, nous offrons quelques pesos pour leur hospitalité, car dans ce village, le travailleur moyen gagne environ 40 pesos par jour, soit 1.21$. Nous avions d’ailleurs une mission, celle d’aller acheter pour notre groupe le repas pour la journée. Nous étions environ 7 à 8 personnes par groupe. Avec 40 pesos, on ne va pas loin. Mais, nous avons quand même pu acheter du pain et du riz et un peu de salami. Après avoir pris notre repas du midi, nous avons fait un retour sur nos achats avec le professeur de l’école. Les 3 groupes que nous étions avons fait tous la même erreur, nous n’avions pas acheté assez de riz et la viande était trop chère pour le peu que nous avions… Les achats ont été ensuite donnés à des familles qui en ont besoin. Dans l’après-midi, nous avons joué au baseball avec nos coordonnateurs. Le baseball est le sport de tous les jeunes là-bas. Tous rêvent de devenir Samy Sossa, un joueur Républicain qui fait partie des Cubs de Chigago. 

Après le sport, nous avons fait la route de retour et repassé sur notre fameux petit pont en bois qui bouge… et nous nous sommes arrêtés à Consuelo pour voir de l’extérieur une fabrique de Canne à sucre et prendre un helato (gelato pour ceux et celles qui comprennent l’italien, ou crème glacée pour les autres). Nous offrions toujours les petites gâteries à nos coordinateurs afin qu’ils puissent partager nos petits bonheurs. Chaque helato coûtait 40 pesos…

De retour dans nos familles pour le souper. Après celui-ci, nous avons eu notre premier retour sur notre séjour jusqu’à présent. Robert Laurin avait déjà préparé ces réflexions et Patrick et moi avons animé la soirée. J’en ai profité pour faire remarquer à nos jeunes que nous avions pris une petite gâterie qui nous a coûté le salaire d’une journée dans les batey, mais je dois dire que le premier tour de table était au-delà de nos attentes… vivre l’expérience, le voir de nos yeux parlait beaucoup plus que nos commentaires et la réaction de nos jeunes a été au-delà de nos attentes. Les jeunes étaient tous conquis par le message du voyage et déjà on entendait des élèves qui disaient vouloir rester plus longtemps. 

Mardi 16 mars 

À 4 h du matin, nous apprenons que Sébastian était malade, probablement la tourista. Il est amené à un hôpital privé où il reçoit de très bons soins et il sortira vers les 16 h, encore faible, mais dès le lendemain, il poursuivra sa route avec le groupe. Dès 8 h, nous nous rassemblons à l’église pour une autre belle journée. Cette fois-ci, c’est le tour de ville. Nous prenons les petits taxis du coin, soient les petites motos. 2 élèves plus le conducteur, pour les plus gros comme moi, j’étais seul avec mon chauffeur, nous partons pour le marché central. (Les jeunes ont d’ailleurs « adoré » l’expérience des motos). La visite du marché-centre nous donne droit à de nombreuses odeurs de viandes, de fruits et légumes, un vrai marché quoi, avec la chaleur pour amplifier le tout. Après, nous nous rendons par 2 petits autobus à l’université, puis au centre de la ville, là où les premiers colons ont construit. Puis un petit arrêt pour prendre une boisson fraîche et une visite au bord de la mer. Là, j’en ai profité pour prendre un coco… c’est tellement bon quand c’est frais! Pendant que je buvais mon coco, il y avait un petit garçon qui me suivait pour me nettoyer les souliers. Il voulait 5 pesos, soit .15¢. Je lui en ai donné 20 pesos.

Le dîner se prend dans nos familles et dans l’après-midi, nous allons visité la Zona Franca (C’est la zone franche, soit un duty free, où toutes les grosses entreprises américaines et autres pays s’installent pour faire les cigares, le linge que nous portons, le recyclage du papier etc… ) Nous visitons d’abord la fabrique de cigares; là, on est bienvenu de fumer, nous dit une affiche à l’entrée. Durant notre visite, nous voyons toutes les étapes de la fabrication des cigares et Hubert a même la chance d’en faire un. Cependant, il est frappant de constater que les gens qui y travaillent n’ont pas le beau sourire que nous avons l’habitude de voir partout. Le travail est dur. Le travailleur est bien payé nous dit-on, soit 800 pesos par semaine, c’est-à-dire 24.24$ par semaine. Après la visite de la fabrique de tabac, nous voyons une fabrique de linge. Les beaux gilets de baseball que nous achetons à minimum 50$ cdn chez nous est fait par ces gens qui assemblent le tout pour un salaire de 25$ environ par semaine. En comparaison des salaires ailleurs, ces gens sont grassement payés… (ce sera notre sujet lors du retour, la mondialisation avec ses bienfaits, mais aussi les conséquences désastreuses pour le plus grand nombre… on n’a pas réglé le problème ce soir-là, mais il y a eu des prises de conscience importantes…)

Après le souper dans nos familles, nous avons eu notre 2e soirée de réflexion, dont le sujet mentionné plus haut. Encore une fois, les jeunes font de très beaux partages et l’électricité nous manque pour la première fois… (il faut dire que tous les soirs par la suite, nous en manquerons, mais ce qui frappe beaucoup, c’est que personne ne semble en souffrir, on allume les petites lampes à batteries et les chandelles et nous nous amusons avec nos familles en jouant aux cartes…) Cependant, pour notre réflexion, nous devions faire allusion à une expérience vécue avec les frères des écoles chrétiennes qui se fait justement dans le noir… il a donc été facile de faire le lien concrètement… 

Mercredi 17 mars 

Nous partons plus tôt, car nous allons à la capitale Santo Domingo pour la journée. Il est 7 h et nous faisons route sur une nouvelle autoroute. Après une heure de route, nous arrivons à la capitale et nous visitons un bâtiment construit en 1992 par le gouvernement, en l’honneur de Christophe Colomb, pour le 500e anniversaire de la fondation. Ce monument a été boudé par de nombreux pays, car, pour l’ériger. il a déporté beaucoup de familles des bidonvilles et ces gens sont souvent morts sans abris. Ça ne me tentait pas vraiment de le visiter, sachant l’histoire, mais on avait une belle vue d’ensemble de la ville. Après, nous nous rendons dans la mission des Frères des écoles chrétiennes pour la visite d’un bidonville. Ce que nous y voyons est triste et nous constatons l’extrême pauvreté des gens qui vivent dans des poubelles géantes. C’est touchant, mais ce qui me frappe c’est que le sourire ici est moins facile que dans les batey. Nous visitons aussi les installations des frères et nous leur remettons une valise complète de dons fait par l’école Le Relai. Nous prenons notre lunch au bord de la mer et nous prenons encore un petit helato!

Dans l’après-midi, c’est la visite de la plus ancienne cathédrale de toutes les amériques. Nous avons droit à des commentaires et ensuite une visité guidée. Après, c’est le moment tant attendu des élèves : nous allons au Mercado pour acheter les souvenirs. 

De retour dans nos familles pour le souper, nous avions une soirée libre. Nous avions décidé d’amener nos élèves et les jeunes de nos familles au bord de la mer faire une petite soirée dans une petite place où la musique en a fait danser plusieurs. 

Jeudi 18 mars 

C’est notre journée à la plage au Resort, soit à l’hotel 5 étoiles à Boca Chica. Dès notre arrivée, j’ai eu mon plus grand choc personnel. Depuis près d’une semaine, nous vivions avec nos familles où la joie et la bonne humeur régnait partout et dès notre arrivée, nous avons rencontré des touristes sans sourire qui semblaient malheureux de vivre ici, gâtés par la vie, dans un des endroits les plus enchanteurs de l’île. Ces gens ne pouvaient pas comprendre notre joie et je réalisais que leurs vacances n’avait pas la saveur de la nôtre. Après un bon bain de mer dans une baie chaude, je me suis déplacé dans la piscine et nous avons eu droit à un bar et un resto à volonté pour 20$ US. C’était le grand luxe qui contrastait beaucoup avec l’expérience que nous vivions et je dois dire que pour ma part, j’avais hâte de retourner avec nos familles pour continuer à vivre l’esprit dans lequel nous étions plongés depuis le début. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle nous vivions cette expérience, tout en nous permettant de profiter de la mer une journée durant notre voyage.

Après le souper dans nos familles, nous devions avoir une rencontre avec des universitaires qui devaient nous parler du projet de fonds que cette expérience nous invite à vivre, mais il y a eu une petite tempête de pluie et nous avons cancellé la soirée pour s’amuser avec nos familles à la maison. Nous avons repris le thème dans la journée du lendemain. Le projet de la république veut nous sensibiliser à aider des jeunes à pouvoir avoir accès à une éducation universitaire et les sous que nous avons amassés seront dirigés vers cet objectif. 

Vendredi 19 mars 

Nous nous rencontrons plus tard ce matin, 9 h pour la visite des écoles du coin. Rencontre intéressante… j’ai d’ailleurs pris un coup de vieux quand les élèves ont demandé mon âge… personne ne croyait que j’avais 36 ans et que j’étais le plus vieux du groupe, compris les coordonnateurs… Les enfants et les adultes croyaient que j’avais dans le début de la vingtaine… C’est agréable d’avoir encore l’air jeune!

Les professeurs nous posent aussi des questions durant la pause et les enfants nous entourent pour des photos et nous prendre la main.

Après la visite des écoles, nous visitons aussi l’hôpital du coin… c’est loin des hôpitaux de chez nous!

Le dîner dans nos familles, puis une rencontre-évaluation de notre séjour, vers 15h, sera conclue par une petite cérémonie où l’on nous remet des croix données par les membres de l’équipe des coordonnateurs. C’est un moment émouvant qui nous rappelle que notre séjour tire à sa fin. Plusieurs élèves disent qu’ils ne veulent pas revenir, mi-sérieux bien sûr, mais combien conquis par l’expérience dominicaine.

Pour le souper, nous faisons une petites soirée avec toutes les familles et les amis dans la cour d’école. Musique, danse avec des rafraîchissements marquent la fin de nos activités. En soirée, avec les coordonnateurs, nous faisons un retour sur notre semaine dans la joie et la bonne humeur! 

Samedi 20 mars 

Nous faisons nos bagages et je me rends dans ma famille adoptive pour le lunch du matin, crêpes et sirop d’érable à l’honneur. Nous faisons le déjeuner avec nos hôtes et toutes les familles du coin se joignent à nous pour partager les derniers moments remplis d’émotions et d’espérance de se revoir l’an prochain pour une nouvelle expérience. Ce que nous nous promettons de refaire avec d’autres élèves et ceux et celles qui voudront revenir. L’avant-midi se passe vite et nous nous rendons pour notre dernière rencontre à l’église où nous prenons les autobus qui nous attendent pour notre retour à la Romana. C’est là que nous dirons nos « adios » à nos coordonnateurs avant de passer la douane pour reprendre l’avion qui allait nous ramener au fretttte! Le voyage s’est bien passé, quoiqu’il y ait eu quelques turbulences pendant l’envol. Nous sommes partis avec une demi-heure de retard et nous avons bien atterri à Toronto. Il faisait 6 degrés. Là, nous avions une attente de 3 heures, car le vol pour Ottawa n’était qu’à 23 h 55. Encore là, noua avons eu un léger retard, car semble-t-il, on avait perdu une hôtesse de l’air. Arrivés à Ottawa, vers 1 h 30 du matin, de nombreux parents nous attendaient, heureux de nous revoir tous en santé. L’atterrissage a été un peu inquiétant, car il y avait du verglas au sol et on a senti l’avion avoir un petit glissement.

Après avoir récupéré nos valises, nous repartons chacun chez soi, le cœur rempli de souvenirs et de joie profonde. J’ai mis pour ma part la tête sur mon oreiller vers 3 h du matin, ce dimanche 21 mars. 

C’est une expérience formidable qui se vit avant de l’expliquer… Pour ma part, ça m’a permis de revivre la belle expérience de plus de 10 ans en Italie et de renouer avec des valeurs fondamentales que l’on a tendance à oublier dans ce monde matérialiste et de consommation que nous vivons. La joie de ces gens qui n’ont rien en comparaison de nous m’a fait voir l’importance du bien le plus précieux que Jean-Paul II ne se lasse pas de nous répéter : la personne avant la possession de bien quel qu’il soit. La prière et le don de soit libèrent le cœur et donnent des ailes et je suis vraiment heureux d’avoir pu partager cette expérience qui donne un véritable sens à mon apostolat en milieu scolaire. Je souhaite que cette expérience permettra à notre pastorale scolaire de prendre un nouvel élan vers des valeurs plus solides. 

Merci aux organisateurs, spécialement à M. Robert Laurin et son équipe, ainsi qu’à mes généreux collaborateurs Patrick Lechasseur, Lynn Charbonneau et Hubert Gauthier. 

Hasta luego! Je vous bénis+ de tout cœur, 

Père Gilles

Les batays

 

Bidonville

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