2004 > L’expérience du groupe (français) (English)

Le groupe

 
Le batay
 
Le bidonville
     
Zona Franca
 

 

L’Éducation
Parrainage universitaire
Depuis plus d’un an, les élèves et les professeurs de l’école catholique Champlain font des prélèvements de fonds afin de payer les études universitaires de Chilina Mon Premier. Et quelle joie pour les élèves de l’expérience dominicaine lorsqu’ils ont enfin rencontré Chilina à San Pedro de Macoris. 
Chilina est une jeune fille timide et réservée qui ne savait que dire face à ces 35 jeunes de l’école secondaire Champlain. On sentait chez elle une joie profonde de voir tant de jeunes croire en elle. Pas évident d’expliquer le sentiment qui l’habitait, car il est difficile pour nous de comprendre comment elle peut recevoir un geste aussi généreux. 
Chilina habite avec ses deux sœurs et son père dans un bataye où les conditions de vie sont éprouvantes. On peut dire que jusqu’à maintenant, la vie ne lui a pas fait de cadeau. Jeune, Chilina perd sa mère et elle se voit assumer des responsabilités d’adulte en bas âge. Mais Chilina a un rêve, devenir médecin et s’occuper des gens qu’elle aime, c’est-à-dire les Haïtiens et Haïtiennes qui sont exploités dans les champs de canne à sucre. Et c’est ce rêve si noble que les élèves de l’école Champlain ont voulu lui permettre de réaliser. 
C’est donc enthousiastes que les jeunes de Champlain et Chilina ont partagé sur la vie et sur leurs rêves. Et c’est terriblement émue que Chilina a reçu des cadeaux d’appréciation provenant de la communauté scolaire de Champlain. Mais un cadeau l’a profondément touchée : un portrait de Chilina peint par une enseignante de l’école Champlain. Lors du stage, nous avons eu la chance de rencontrer la famille de Chilina. Quelle émotion pour le père de voir tous ces « Blancs » assis près de son modeste logis et de réaliser que sa fille aura droit à une bonne éducation grâce à la générosité des jeunes du Canada.
Problème d’eau
Pendant leur séjour, les élèves se sont rendus dans un bataye pour bien saisir la dure réalité d’une communauté qui vit isolée dans les champs de canne à sucre. Et même si avant leur départ ils s’étaient préparés à faire une visite éclairée du travail dans les champs de canne à sucre, le fait de vivre l’expérience leur révélait toute l’ampleur du problème. Et les jeunes ont eu l’opportunité de voir ce que les élèves du collège Jean-Eudes de Montréal avait réalisé l’an dernier, le projet « eau-électricité » qui a permis à une petite communauté de s’alimenter en eau potable. Une visite encourageante qui a permis à ces jeunes de comprendre que le développement durable est possible si on travaille ensemble.
Église à construire
Durant leur séjour à San Pedro de Macoris, les élèves ont fait une découverte qui les a peinés : l’église catholique de la communauté est en chantier de construction depuis 9 ans! Faute d’argent, la communauté ne peut achever son lieu de culte. Les jeunes Canadiens découvraient l’immense fossé qui sépare leur monde, où tout semble acquis, et un autre monde où il faut se battre pour obtenir simplement un lieu de prière et de rassemblement. À ce moment-là, plusieurs jeunes ont nourri le projet de leur venir en aide pour l’achèvement de l’église. Et le rêve de ces jeunes serait possible si nous réussissions à obtenir un fond spécial pour l’achèvement des travaux de l’église et qui ferait sans aucun doute la fierté de la communauté de San Pedro de Macoris. 
Ainsi, l’expérience dominicaine a à nouveau permis à un groupe de jeunes de saisir sur le terrain l’urgence et la nécessité de la coopération internationale et de se sentir interpellés par les besoins criants d’un pays sous-développé.
 

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