Groupe 2008 (English) (Español)

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Expérience haïtienne

Une expérience de 14 jours dans un bateye en République Dominicine

Le groupe 2008

Vivre dans un bateye ! Ouf, toute expérience. Mais pourquoi vouloir la pousser aussi loin ? Nous croyons que notre nous-mêmes a un besoin de découvert. Nous avons 19 ans et nous avons la soif d’apprendre à nous connaître. Cette immersion, nous l’espérons, nous submergera et nous fera réaliser l’importance des relations humaines et des différences et ressemblances de nos cultures. Cet apprentissage fait par les cinq sens constituera une expérience marquante qui nous suivra le restant de notre vie et qui influencera nos choix futurs.

Nos intentions :

Que voulons-nous faire une fois rendu sur les lieux

S’impliquer dans un système scolaire :

Animer de façon active les jeunes soit dans les sports, les arts et les grands jeux.

Tenter l’expérience de couper de la canne à sucre.

Remettre un travail écrit sur l’observation que nous avons fait lors de notre séjour dans le bateye.

 

Judy Ann Croteau
 
Âge : 18 ans
 
Occupations :
-Étudiante en 2e année de techniques policières au collège de Maisonneuve
-Représentante des techniques policières du collège de Maisonneuve
-Professeure de danse
 
Expériences :
-L’experiencia dominicana, Collège Jean-Eudes, 2005-2006
-Rond-Point 2007, République dominicaine
-Chef de Rond-Point 2008, Haïti

Philippe Talbot

Âge : 19 ans
 
Occupation :
 
Étudiant en technique policière au collège de Maisonneuve à Montréal
 
Joueur de Hockey junior A Rive-Sud pour le Bouclier de Beloeil

Expérience : en route ...

Venessa Des Ruisseaux

Âge : 18 ans
 
Occupation :
étudiante en 2ième année en techniques administratives au Collège de Maisonneuve
 
Expérience : à venir avec le projet

Mioced Ramirez

Âge : 30

Occupation : coordonnatrice pour le projet d’éducation Expérience dominicaine.

Études : Université en comptabilité

Gérald Beaubrun

Âge : 26

Occupation : animateur pour le projet d’éducation Expérience dominicaine et étudiant.

Études : en développement

Robert Laurin

Âge : 47 ans. 

Formation :

. Baccalauréat en théologie à l’Université Saint-Paul, Ottawa ;

. Baccalauréat en éducation à l’Université laurentienne, Sudbury ;

. Certificat en missiologie à l’Université Saint-Paul, Ottawa ;

. Certificat en counselling pastoral à l’Université Laurentienne, Sudbury.

Occupation :

. Enseignant en sciences religieuses au secondaire ;

. Président directeur de l’Expérience dominicaine.

Expériences :

. Développement de projets en République dominicaine depuis 1990 ;

. Voyage d’immersion en Bolivie avec les Pères des Missions étrangères (2003) ;

. Séjour au Pérou avec les Pères des Missions étrangères (2004). Voyage en Europe - Mexique à plusieurs reprise.

Le projet

· Tout d’abord, s’impliquer dans le milieu pour améliorer le quotidien des populations locales. On parle ici surtout de travail physique. La philosophie du projet étant de ne pas travailler à la place des Haïtiens ou Dominicains mais avec eux, le groupe se joindra à une équipe de travailleurs du pays.

·  Produire une cueillette d’informations sur le bateye dont le sujet est en lien avec - parallèle entre les jeunes haïtiens vivant à Montréal et les jeunes Haïtiens vivant en République dominicaine. L’intérêt final étant de voir comment, dans deux pays très différents sur le plan économique et social, les populations de chaque pays arrivent à avoir chacun leur perception de la vie.

Réflexion des participants

Il y a deux ans j’entendais, pour la première fois, parler concrètement de l’expérience dominicaine. Et encore aujourd’hui, les répercussions sont présentes dans ma vie. C’est une des raisons qui m’amène à vouloir m’impliquer activement une troisième fois. Ma mentalité a changé, ma vision de la vie et de tous ses aspects s’est modifiée, et ce, pour le meilleur. L’expérience dominicaine m’a assoiffé de savoir et de compréhension, rond-point m’a apaisé, mais je sens que je veux savoir plus encore. Je veux mieux comprendre et ainsi pouvoir mieux expliquer, les mots me manquent encore souvent, seulement les images me viennent à l’esprit.

 

De plus, je crois que cette expérience est une expérience de plus pour m’aider à mieux effectuer mon futur métier, celui de policière. Ce métier nécessite beaucoup de connaissances culturelles et je crois que le contact avec la réalité haïtienne ne peut que me renforcer et m’aider à mieux comprendre certaines choses. Je vais pouvoir, selon moi, mieux agir avec les communautés culturelles qui sont présentes au Québec. De plus, je vais, toujours selon moi, mieux comprendre la situation vécue par la classe pauvre. Je crois réellement que ce sera un plus important à mon cheminement de vie. Aussi, l’implication est un aspect important pour moi, il me semble donc important que j’agisse de même.

 

En m’impliquant comme responsable, je vais pouvoir mettre en pratique mes côtés autonome, débrouillard et gestionnaire (toujours en lien avec mon futur métier).

 

Je suis consciente que ce n’est pas seulement un projet de quelque temps, mais que le projet s’échelonne sur l’année entière. Et, au risque de me répéter, je me sens utile à la société lorsque je peux m’impliquer.

 

 

 

Judy Ann Croteau

 

Mes motivations à participer à un projet d’aide humanitaire sont simples. Tout d’abord, depuis très longtemps, c’est-à-dire depuis que j’ai assisté à une conférence d’un homme qui a participé à de nombreux voyages de ce genre au Guatemala, je veux vraiment aller aider des personnes qui en ont plus besoin que moi. J’aimerais, en allant là-bas, en apprendre plus sur leur mode vie et leurs habitudes car je serais encore plus sensibilisé par la suite.

 

Je pourrais mieux comprendre leurs conditions de vie. De plus, je veux donner de mon temps maintenant pour cette excellente cause car je sais que plus tard avec mon métier de policier, cela me sera plus difficile de le faire. Je me fou de perdre un mois de salaire ou bien de défrayer de l’argent pour partir aider toutes ces personnes parce que l’argent ne fait pas le poids contre tout l’enrichissement que je vais aller chercher là-bas.

 

 

Philippe Talbot

Après avoir vu ma meilleure amie participer au projet d’aide humanitaire en République dominicaine pendant deux ans de suite, j’ai voulu m’impliquer moi aussi. Elle m’a donné le goût d’avoir une nouvelle expérience de vie inoubliable. Ce projet me permettrait de m’enrichir davantage sur une nouvelle culture et d’être plus sensibilisée par ce qui se passe dans ce pays. De plus, en participant j’aurais la chance d’aller aider ce peuple à se développer. Pour moi, cela vaut beaucoup car j’aurai accompli une bonne action qui rendra heureux les Haïtiens. Je crois que ce projet d’aide humanitaire changera ma perception de la vie et rendra un grand service à ce peuple. 

 

Vanessa Desruisseaux

Camp d’hiver à Notre-Dame de la Rouge le 3 - 4 janvier 2008

Puisque la situation du pays est difficile en Haïti et que c’est dangereux pour notre sécurité, nous avons décidé que l’Expérience 2008 se tiendra dans le Batay Las Payas. Un monde complexe et à la fois très chaleureux. Les trois jeunes impliqués iront faire l’étude dans ce milieu. Voici les photos du lieu d’habitation.

Fin de semaine à Notre-Dame de la Rouge en formation

Trois jeunes de la région de Montréal se rencontrent les dimanches pour planifier leur expérience de 14 jours en République dominicaine. Le groupe Rond-Point fête cette année 5 ans. Un groupe formé afin de permettre à des jeunes de pousser la réflexion et surtout pour laisser à l’Expérience dominicaine une étude faite par des jeunes et pour des jeunes. Sur les photos on voit le frère Michel Jacques, frère des écoles chrétiennes, où il donne une formation pour permettre une réflexion pastorale à cette jeunesse. Merci Michel pour ton temps !

 

 

En République dominicaine

Le groupe de Rond-Point nous donne un coup de main afin de peinturer le local de la coopérative. Une belle équipe ! Mioced et Gérald sont les deux animateurs qui participent au développement du groupe. Bonne suite dans vos découvertes.

Après avoir dîné et partagé ensemble, nous avons pris le temps de discuter avec les Obates comment, l’horaire de 10 jours sera possible dans le bateye Las Pajas. Un séjour rempli de défis et de vécu. Merci du fond du coeur aux Oblates de nous accueillir chez elles !

Une journée de découverte pour voir et comprendre le bateye Las Pajas à dos de cheval. Un moment important pour le groupe d’animateurs et du groupe Rond-Point. Notre réflexion est simple ; un bateye très pauvre et riche en paysage. Un lieu de rencontre avec nous même pour comprendre comment les gens survivent avec si peu.

 

Après 10 jours le groupe Rond-Point quitte la petite communauté Las Pajas pour compléter leur dernière étape préparée une fin de semaine pour les jeunes de la paroisse San Pablo. Une expérience remplie de bons souvenirs grâce aux Oblates qui nous ont permis de vivre avec elles. Une journée de repos est importante pour réaliser notre expérience.

La rencontre de jeunes haïtiens

Une fin de semaine de réflexion avec des jeunes dominicains

En fin de semaine un groupe de jeunes vit une retraite animer par les jeunes du groupe Rond-Point et l’équipe de l’Expérience dominicaine. Nous avons été accueillis par les soeurs Scalabriennes dans un établissement formidable pour permettre la réflexion. Merci aux jeunes et professeurs de l’école Simone Bolivar pour l’animation du samedi. Quelle belle occasion pour nous de connaître davantage Saint Jean-Baptiste de la Salle. Cliquez ici pour voir les photos et musiques de notre fin de semaine.

Montage photos et musique 

Réflexion au retour
 

Oufff quelle expérience…et quelle mission ! 10 jours dans un bateye et nous devons rédiger un texte sur la culture, le mode de vie, le fonctionnement d’un bateye. Le retour à notre société nord-américaine ne fut pas des plus faciles, les retours ne sont jamais faciles. Après plusieurs heures épuisantes de voyagement, je retombe directement dans ma vie effrénée : le travail m’attend déjà. Cependant, le choc du retour fut beaucoup plus joyeux que les années précédentes. Antérieurement, je ressentais de l’incompréhension (vis-à-vis ma société) et de la nostalgie. Cette année, j’ai grandement souligné les forces de notre société. Nous avons trop souvent l’habitude de dénigrer notre mode de vie et les systèmes sur lesquels est basée notre société, mais il est rare que nous nous attardions sur les biens faits et avantages de cette dernière. Moi qui considérais ma maison et ma chambre de grandeur moyenne, je les considère maintenant de grandeur absolument suffisante et je les apprécie beaucoup plus. L’éducation que nous recevons a également été rehaussée dans mon estime. Une visite effectuée le lendemain de mon retour dans une école primaire de notre métropole m’a permis de réaliser la chance que nous avions de recevoir un enseignement aussi développé et structuré. Déjà au primaire, les étudiants maîtrisent deux langues, si ce n’est pas une richesse ça…

 

Oui, je suis déjà retombée dans un rythme de vie essoufflant, mais après réflexion : est-ce que je suis obligée de suivre ce rythme ? Absolument pas, c’est un choix personnel et même si je ralentis le rythme, je peux subvenir à mes besoins.

 

Finalement, nous sommes très choyés de vivre dans un pays développé où la majorité de la classe pauvre n’est pas si pauvre que cela. Pensez-y la sécurité du revenu n’existe pas dans tous les pays, même pas aux États-Unis…

Judy-Ann

 

Eh oui, mon expérience de rond-point 2008 est déjà terminée ! Mes 18 jours passés en République dominicaine ont été mes plus beaux jusqu’à ce jour. C’est seulement dommage qu’ils aient passé si vite.
Bon maintenant que tout est terminé, c’est la vie qui recommence au Canada.
Ça fait déjà 5 jours qu’on est de retour sur notre terre natale, et à chacun d’eux, il n’y a pas un instant où je ne pense pas à la République dominicaine et à ses beaux paysages. Également, tous les gens qui nous ont accueillis et que nous avons côtoyés me manquent, spécifiquement la famille de Mioced qui a tellement été gentil avec nous en nous accueillant dans leur demeure de Consuelo. 
Comme mot de la fin, j’aimerais dire un gros MERCI à tous ceux qui ont rendu possible mon expérience, et qui y ont participé à mon enrichissement.
 
Merci à l’expérience dominicaine
 
Merci pour tout Robert

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